le manoir de Bel Ébat 

Domaine de sept hectares donné à la ville en 1980.
C’est à la meute de chasse d’Henri IV que le domaine doit son nom.

Le manoir, restauré au XIXème siècle, entouré de pelouses, d’arbres séculaires et de sources, fut la propriété de l’éditeur de musique Auguste Durand, puis de son fils Jacques (élu municipal - bienfaiteur de la commune). Il accueillit dans cette plaisante villégiature ses amis musiciens : Saint-Saëns, Debussy, Dukas, Ravel, Schmitt, Ropartz étaient des habitués de Bel Ebat. Là, sous les ombrages ou sur la terrasse, l’on discutait composition, projets, création... Bel Ebat fut un havre pour le renouveau de la musique française au tournant du siècle.

Le manoir a été profondément remanié. Il a maintenant l’aspect que l’on connaît aujourd’hui : celui d’une vaste propriété familiale avec ses tourelles à la Violet-le-Duc, mais sans ostentation, laissant penser à ces demeures qui ornent la campagne anglaise. Une des dépendances, le pavillon de l’Erable, est transformée par Mme Marcotte en atelier afin de mieux se livrer à sa passion : la peinture. Aujourd’hui, ce pavillon très bien restauré par la municipalité d’Avon, légataire de Bel Ebat de par la volonté de Lola Dommange, dernière propriétaire civile des lieux, sert de salle d’exposition et de concert.